Deux Comtois de la Garde Impériale : Exposition temporaire au musée de Pontarlier

Par Benoît Lorenzini, membre de la SEHRI.

Le musée municipal de Pontarlier (Doubs) présente, du 2 juillet 2016 au 1er septembre 2017, une exposition temporaire consacrée à deux officiers supérieurs comtois ayant servi dans la Garde Impériale, Louis Joseph Vionnet de Maringoné et Louis Lonchamp.

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Portrait du général Louis Joseph Vionnet, baron de Maringoné. Celui-ci pose avec son sabre d’honneur. 

Après avoir été quelques temps instituteur à Métabief, Louis Joseph Vionnet (1769-1834) entre au service dans les armées révolutionnaires en 1792 comme sous-lieutenant de canonniers au 6e bataillon de volontaires du Doubs. Après avoir servi à l’armée du Rhin (1792-1793), aux armées de la Moselle, du Rhin, des Alpes et d’Italie (1794-1797), aux armées de Rome et de Naples (1798-1799), on le retrouve à l’armée de réserve en Italie, puis à celle des Grisons (1800-1801). Il est alors capitaine à la 12e demi-brigade d’infanterie de ligne et obtient en 1802 un sabre d’honneur pour sa conduite à l’affaire de Brentino (29 juillet 1796). Officier de la Légion d’honneur en 1804, il fait campagne à la Grande Armée en 1805 et passe comme capitaine dans les grenadiers à pied de la Garde Impériale en 1806. Son destin se confond alors avec celui de cette illustre phalange : campagnes de 1806-1807 en Prusse et en Pologne, de 1808 en Espagne, de 1809 en Autriche, de 1810-1811 en Espagne, de 1812 en Russie, de 1813 en Saxe et de 1814 en Belgique. En 1813, il est major du 2e régiment de tirailleurs de la Garde impériale, avec rang de colonel dans la ligne. Maréchal de camp au début de la Première Restauration, il ne sert pas aux Cent-Jours et exerce sous la Seconde Restauration divers commandements territoriaux, combattant en 1823 en Espagne où il est promu au grade de lieutenant-général. Baron de l’Empire, chevalier de la Couronne de Fer et commandant de la Légion d’honneur en 1813, il est fait vicomte de Maringoné en 1822. Il est l’auteur de mémoires publiés en 1899 sous le titre de Campagnes de Russie et de Saxe (1812-1813) : Souvenirs d’un ex-commandant des Grenadiers de la Vieille-Garde.

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Genèse d’une collection.

La « collection Brunon » est née à la fin du XIXème siècle dans la chambre d’enfants d’une maison de la rue Consolat à Marseille. Deux petits garçons y conservent leurs trésors d’alors : livres, images, soldats de plomb, uniformes et armes d’enfants. En 1908, les deux frères reçoivent de leur oncle rouennais une caisse contenant des objets de la guerre de 1870-1871 : c’est le point de départ de ce qui est devenu un musée exceptionnel. Dès lors, les deux jeunes hommes consacrent la majeure partie de leurs économies à la collection de souvenirs militaires. Tout en accomplissant leur devoir militaire – au 57e régiment d’artillerie pour Jean, aux chasseurs alpins pour Raoul -, ils sauvegardent la mémoire immédiate en collectant des souvenirs directement sur le champ de bataille. Tous deux projettent en effet de créer, après-guerre, un grand musée dédié à l’histoire militaire. Toutefois, Raoul tombe le 23 octobre 1917, au cours de l’assaut du fort de la Malmaison, sur le Chemin des Dames. Son frère honore sa mémoire en continuant le mouvement de collecte.

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