Jean-Louis Simplet, grenadier de la Garde Impériale

Par Jérôme Croyet et Pierre-Baptiste Guillemot, membres de la SEHRI.

Sous le 1er Empire, la Garde Impériale est perçue comme l’élite de l’armée française. Les grenadiers à pied forment l’élite de cette élite et servent de fait de réserve suprême, apte à décider du sort d’une bataille indécise. Retour sur le parcours d’un Ambarrois ayant servi en leur sein …

Jean-Louis Simplet est né le 6 décembre 1773 à Ambérieu-en-Bugey. Agé d’à peine 20 ans, il entre comme fusilier à la 5e compagnie du bataillon de Montferme le 23 septembre 1793. Il est présent à la revue d’amalgame de ladite unité, opérée à Barcelonnette le 4 prairial an II. Notre homme passe alors à la 100e demi-brigade d’infanterie de ligne. Il s’y distingue par sa bonne conduite, ce qui lui vaut de rejoindre une compagnie de grenadiers de la 45e demi-brigade d’infanterie de ligne en messidor an VI. C’est aux côtés de ces hommes qu’il est blessé le 2 juillet 1799, lors du combat de Saint-Julien.

Lire la suite

Publicités

Deux Comtois de la Garde Impériale : Exposition temporaire au musée de Pontarlier

Par Benoît Lorenzini, membre de la SEHRI.

Le musée municipal de Pontarlier (Doubs) présente, du 2 juillet 2016 au 1er septembre 2017, une exposition temporaire consacrée à deux officiers supérieurs comtois ayant servi dans la Garde Impériale, Louis Joseph Vionnet de Maringoné et Louis Lonchamp.

general-louis-joseph-vionnet-de-maringoe
Portrait du général Louis Joseph Vionnet, baron de Maringoné. Celui-ci pose avec son sabre d’honneur. 

Après avoir été quelques temps instituteur à Métabief, Louis Joseph Vionnet (1769-1834) entre au service dans les armées révolutionnaires en 1792 comme sous-lieutenant de canonniers au 6e bataillon de volontaires du Doubs. Après avoir servi à l’armée du Rhin (1792-1793), aux armées de la Moselle, du Rhin, des Alpes et d’Italie (1794-1797), aux armées de Rome et de Naples (1798-1799), on le retrouve à l’armée de réserve en Italie, puis à celle des Grisons (1800-1801). Il est alors capitaine à la 12e demi-brigade d’infanterie de ligne et obtient en 1802 un sabre d’honneur pour sa conduite à l’affaire de Brentino (29 juillet 1796). Officier de la Légion d’honneur en 1804, il fait campagne à la Grande Armée en 1805 et passe comme capitaine dans les grenadiers à pied de la Garde Impériale en 1806. Son destin se confond alors avec celui de cette illustre phalange : campagnes de 1806-1807 en Prusse et en Pologne, de 1808 en Espagne, de 1809 en Autriche, de 1810-1811 en Espagne, de 1812 en Russie, de 1813 en Saxe et de 1814 en Belgique. En 1813, il est major du 2e régiment de tirailleurs de la Garde impériale, avec rang de colonel dans la ligne. Maréchal de camp au début de la Première Restauration, il ne sert pas aux Cent-Jours et exerce sous la Seconde Restauration divers commandements territoriaux, combattant en 1823 en Espagne où il est promu au grade de lieutenant-général. Baron de l’Empire, chevalier de la Couronne de Fer et commandant de la Légion d’honneur en 1813, il est fait vicomte de Maringoné en 1822. Il est l’auteur de mémoires publiés en 1899 sous le titre de Campagnes de Russie et de Saxe (1812-1813) : Souvenirs d’un ex-commandant des Grenadiers de la Vieille-Garde.

Lire la suite