Bientôt du nouveau à propos de l’armée d’Orient !

Général Bonaparte Dromadaire Eugène Lelièpvre

Bien connu pour ses articles publiés dans les revues Soldats Napoléoniens et Gloire et Empire, notre collègue et ami Yves Martin est l’un des meilleurs connaisseurs de l’Egypte sous domination française (1798-1801). « Ce sujet est pour moi un éternel recommencement », assure-t-il. Et de fait, il vient d’achever un ouvrage consacré à l’armée d’Orient. Edité par Helion Publishing, celui-ci devrait être disponible en fin d’année. Un volume dédié aux troupes britanniques est d’ores et déjà prévu. Une traduction en langue française n’est, par contre, guère à l’ordre du jour.

Livre Yves Martin Armée d'Orient 1798-1801
Une fort belle aquarelle d’Eugène Lelièpvre, représentant un cavalier et un trompette du régiment des Dromadaires, orne la couverture.

 

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1799-1801 : La légion des Francs du Nord

Par Didier Davin, membre de la SEHRI.

« Les frontières de la France sont au Rhin », écrivait Lazare Carnot. Et de fait, la rive gauche du Rhin était sous occupation militaire française depuis 1794. Celle-ci avait apporté à ces territoires une cohérence politique, judiciaire et économique qu’ils ignoraient auparavant, morcelés qu’ils étaient en de multiples et minuscules Etats plus ou moins souverains. Cependant, elle avait également amené son administration tatillonne, faisant peser de lourdes contraintes sur le pays. La barrière linguistique n’était guère un problème, puisque l’Alsace et le Luxembourg faisaient déjà partie de la République.

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Carte de l’Empire français en 1811 – Les départements de la rive gauche du Rhin sont encadrés en rouge.

En 1797, la mise en place d’une République-soeur avait fait son chemin, mais l’annexion de la Belgique conduisait à envisager le même sort pour les territoires allemands cisrhénans. Tel projet était soutenu par les notables locaux, qui, à tout prendre, préféraient devenir Français. L’année suivant, le territoire fut donc « officieusement » divisé en 4 départements : Roër, Rhin-et-Moselle, Mont-Tonnerre et Sarre. Cette procédure formait le prélude à une intégration complète, dont l’annonce était cependant différée afin de ménager la Prusse, disposant de petits fiefs dans la région.

Le 8 septembre 1799, le Directoire – en quête d’effectifs pour ses armées – invita les populations des départements « entre Meuse et Rhin et Rhin et Moselle » à concourir à la formation d’une légion des Francs du Nord. Simultanément, une somme fut mise à la disposition du ministre de la Guerre afin d’assurer les premiers frais d’équipement et de solde.

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