L’archéologie du sous-sol

Par Maéva Guerlava, membre de la SEHRI.

L’archéologie est une grande famille. Il existe plusieurs types d’archéologues au sein de cette discipline. Néanmoins, l’archéologie du sous-sol est sans doute la plus répandue.

L’archéologue du sous-sol, c’est le fouilleur. Tout le monde le connaît : il est habillé tel un explorateur et se promène toujours avec une panoplie de truelles dans sons sac ! Son travail consiste à mettre au jour les vestiges matériels qui sont enfouis depuis de très nombreuses années.

Il s’agit souvent d’un travail pénible car l’archéologue du sous-sol doit pouvoir travailler dans n’importe quelles conditions : sous la pluie, le vent, la neige, ou encore les fortes chaleurs. Il faut également être patient et très minutieux. En effet, nous pouvons fouiller des jours et des jours avant de mettre la main sur un premier artefact. Puis lorsque tel est le cas, il faut le dégager avec une très grande minutie, car l’objet est fragile.

Une fois sorti de terre, l’objet est placé dans un sac plastique fermé à zip comprenant le numéro de secteur et d’US (Unité Stratigraphique) où il a été trouvé. Parfois, lorsque le terrain où se trouve le chantier est encombré par la végétation, plusieurs semaines de débroussaillage peuvent être envisagées.

Une partie du travail de l’archéologue s’opère donc sur le terrain, et l’autre partie, dans son bureau ou laboratoire. C’est ce qu’on appelle le traitement du mobilier : il s’agit de laver, de dessiner, d’analyser, de numéroter et de classer les objets fouillés.
Une fois ce travail achevé, le fouilleur doit rendre compte de son chantier de fouilles et publier ses recherches.

Puis il recommence …